Pour une prise en compte du genre et de l’égalité femmes/hommes dans le déconfinement

Updated: May 15



Contribution signée Séverine Dusollier (Sciences Po-Paris) et Nathalie Grandjean (Université de Namur/administratrice de Sophia, le réseau belge d’études de genre).



Ce texte possède un statut particulier. Il n’est pas écrit à partir d’une position strictement académique mais se base sur les expertises et l’engagement de deux professeures, Séverin Dusollier et Nathalie Grandjean.

Plus de 200 personnes, membres de la société civile, des universités et des associations de femmes, ont décidé de le co-signer.

Il a également été adressé aux divers gouvernements des différents niveaux de pouvoir en Belgique.



Nous sommes inquièt·es.


La «crise» du CoVid-19 agit comme un miroir grossissant de toutes les inégalités présentes dans notre société et, en particulier, des inégalités endémiques et persistantes entre les hommes et les femmes. Cette crise rend visible comme jamais la situation sociale et économique plus précaire des femmes. Les femmes sont surreprésentées dans les emplois qui se sont révélés essentiels lors du confinement: soins de santé, soins aux personnes âgées, aide à domicile, commerces alimentaires, enseignement, crèches, nettoyage des établissements restés actifs... Tout autant d’emplois cruciaux, applaudis massivement à 20h, et pourtant… dévalorisés, sous-rémunérés et généralement dépourvus de toute protection sanitaire. Cette vulnérabilité est également rendue visible dans la distribution inégalitaire des tâches domestiques, de la garde des enfants et de la charge mentale du confinement: les femmes en sont les pourvoyeuses majoritaires (même en situation de télétravail), elles n’ont d’ailleurs pas d’autres choix dans le cadre des familles monoparentales, constituées à plus de 80% de femmes avec des enfants. Leur situation est particulièrement dramatique lorsqu’elles ont en charge des enfants souffrant de handicap. La précarité s’accroit également pour les femmes sans-abri, migrantes ou sans-papiers, pour les femmes racisées, pour les femmes en situation de handicap, pour les personnes en situation de prostitution, pour les travailleuses à temps partiel. Enfin, soulignons l’aggravation dramatique

des violences faites aux femmes, enfermées avec leur agresseur dans les univers confinés des foyers. A ce propos, Jean-Louis Simoens, coordinateur de la ligne Écoute Violences Conjugales, annonçait début avril une hausse de 20 à 30% des demandes d’aide téléphoniques.


Cette aggravation de la précarité et de la vulnérabilité dans lesquelles se trouvent les femmes dans notre société, nécessite une réponse politique, économique et sociale adaptée, en cette période de crise extrême.


A cet égard, l’absence de parité hommes-femmes dans le groupe d’experts en charge du déconfinement nous interpelle, ainsi que le regroupement d’expertises principalement techniques, économiques et scientifiques au sein de ce groupe. Il nous paraît indispensable d’ajouter un·e membre expert·e en charge d’une analyse en termes de genre et d’égalité des mesures qui seraient proposées et mises en œuvre, tant pour déterminer les étapes et les conditions du déconfinement, que pour organiser les mesures et aides destinées à panser les ravages de l’épidémie et de la suspension de la vie sociale, culturelle et économique de notre pays. Il faut penser la situation singulière des femmes dans notre société, et cela à toute étape de la réflexion. Pour ce faire, consulter les associations de femmes, présentes sur le terrain, nous paraît indispensable.


Recommandations


Sans prétendre à l’exhaustivité, voici quelques points que nous aimerions voir traiter en priorité:


  • Travail productif / domestique: Toute décision quant à la réouverture des écoles et au retour au travail devrait comprendre une réflexion quant aux situations particulières des hommes et des femmes. Si la remise au travail a lieu avant la réouverture des écoles, qui gardera les enfants et qui retournera en priorité au travail? Les mesures de reprise de la vie en société comportent un risque d’un déséquilibre de la charge mentale des vies domestiques et professionnelles au détriment des femmes–les hommes devant rattraper la productivité et les femmes compenser en travail domestique, risque qui ne peut être ignoré.

  • Accès aux soins de santé: Le confinement commande aux personnes de ne sortir que pour des besoins essentiels, quitte à renoncer à certains soins. Le déconfinement progressif doit indiquer clairement que l’accès des femmes et des personnes transgenres à certains soins (gynécologie, dépistage de certains cancers, santé sexuelle, accès à la contraception, avortement, traitements de transition...) constitue des soins essentiels qui restent garantis.

  • Mesures sociales et économiques: Les mesures destinées à soutenir les travailleur·euses, indé- pendant·es, et toutes les personnes qui ont souffert de la mise à l’arrêt de leurs activités et de la suspension de leurs revenus, devront nécessairement intégrer la prise en compte des inégalités déjà bien documentées en termes de niveaux de revenus, d’inégalités dans les carrières (en particulier les carrières non normalisées comme les trajectoires professionnelles d’indépendant·es, de conjoint·es aidant·es, d’artistes et technicien·nes du secteur culturel), de calcul de la pension, de calcul du montant et de la durée des allocations de chômage, notamment s’agissant du statut de cohabitante. Beaucoup de Belges verront leurs conditions matérielles dégradées à l’issue de cette crise, et les femmes, qui souffrent déjà en général d’une situation sociale et matérielle plus précaire, risquent d’en souffrir encore davantage.

  • Personnes en situation de danger: Les décisions relatives au déconfinement et à la sortie de crise ne pourront pas être un simple retour à la «normale» pour les personnes qui ont vu leur vulnérabilité s’aggraver pendant leur confinement, qu’il s’agisse des femmes victimes de violences conjugales, des enfants et adolescents en situation d’abus familial, des personnes sans-abri, des personnes en situation de prostitution et des migrant·es, sans statut et sans papier. Le déconfinement ne sera pas le remède aux violences qu’ils et elles subissent.


Cette attention à la dimension genrée de nos conditions matérielles, économiques, sociales, culturelles, psychologiques, juridiques ne pourra qu’enrichir la reconstruction d’une société que nous voulons plus égalitaire, plus ancrée sur la prise en charge collective des enfants, notamment les enfants souffrant de handicaps, des personnes âgées, prise en charge qui reste encore largement assignée aux femmes, aux mères, aux filles, que ce soit bénévolement, dans une deuxième journée de travail, ou dans des emplois sous-rémunérés et en manque de valorisation et dereconnaissance.


Une société qui s’attelle à une réorganisation radicale et massive de «l’équilibre» entre travail productif et reproductif (et donc une rediscussion de ce qui fait une «carrière», en termes d’accès au chômage, pension, etc.), qui revalorise et reconnaisse le travail du «care», qu’il soit rémunéré ou non, chez les soignants, les travailleuses du soin à domicile et de l’aide aux personnes, les femmes vivant avec un enfant en situation de handicap ou avec une personne âgée, ainsi que les travailleurs de la grande distribution. Les travailleur·euses de l’associatif et du secteur culturel doivent pareillement retrouver une place revalorisée dans nos sociétés.


Si le confinement a aussi pris la forme d’une injonction à rester chez soi en famille, il a mal dissimulé l’inégalité des cellules familiales et la difficulté, voire le danger, pour certaines de s’y retrouver. La crise que nous traversons ne doit pas être le prétexte d’un repli sur l’unité familiale et le foyer, mais pourrait en revanche être l’occasion de l’invention de nouvelles collectivités et solidarités. Les mesures proposées doivent donc éviter l’écueil d’une politique familialiste qui ne ferait qu’aggraver certaines inégalités et vulnérabilités.


Nous demandons donc qu’à tous les niveaux belges de pouvoir, le gouvernement intègre une perspective de genre dans cette période de confinement et de pandémie, ainsi que dans la transition du déconfinement et le temps de l’après-crise, en consultant notamment lesexpert·es et les associations de terrain. Cette sortie de crise ne pourra se faire de manière juste et solidaire sans que la situation et la contribution particulières des femmes ne soient dûment prises en compte.


Références

https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000373115_fre https://www.unwomen.org/fr/news/stories/2020/4/statement-ed-phumzile-violence-against-women-during-pandemic https://www.lesoir.be/287920/article/2020-03-17/coronavirus-la-pandemie-et-les-mesures-de-confinement-affectent-differemment-les Vergès Françoise, Un féminisme décolonial, Paris, La Fabrique éd., 2019. Nouvelles Questions Féministes, «Violences contre les femmes», 2013/1, vol.32, https://www.cairn.info/revue-nouvelles-questions-feministes-2013-1.htm Feder Kittay Eva, Love’s Labor: Essays on Women, Equality and Dependence, London, Routledge, 1999.

Federici Sylvia, Le capitalisme patriarcal, Paris, La Fabrique, 2019.


Signataires

Association Vie Féminine - Association Kahina - Association Garance - Association CEMEA (Centres d’Entraînement aux Méthodes d’Education Active) -Association Solidarité femmes, La Louvière - OXO, Collectif artistique et féministe de création et d’éducation artistique - Groupe de recherche en études de genre de l’UCLouvain - Labolobo asbl – CAL Province deNamur

Stéphanie Anciaux, militante féministe - Muriel Andrin, Professeure ULB - Edithe Antoine, Citoyenne - Hélène Antoine, Maman solo - Jean-Didier Bergilez, Chargé de cours ULB - Catherine Bert, Philosophe, HE Vinci & UNamur - Laura Bertora, Citoyenne -Lapo Bettarini, La Concertation Asbl, Action Culturelle Bruxelloise - Chloé Binger, Citoyenne - Malika Blach, Citoyenne - Laurence Blesin, Citoyenne - Malin Björk, Députée européenne, Vänsterpartiet (Suède) - Daria Bocharnikova, Institutional Advisor, BOZAR - Lola Bonfanti, Musicienne - Philippe Borg, Citoyen - Mylene Botbol Baum, Professeure UCLouvain - Véronique Bragard, Professeure UCLouvain - Emmanuelle Bribosia, Professeure, ULB - Anne-Laure Buisson, Data Scientist-Rosebutch, Artiste - Françoise Cailleau, psychologue clinicienne, formatrice et thérapeute familiale en centre médical pédiatrique - Julie Carlier, Réalisatrice -Hélène Carmon, Doctorante en anthropologie à l’UCLouvain - Annalisa Casini, Professeure UCLouvain, Co-présidente de Sophia - Lucie Castaigne, Collaboratrice didactique, UNamur - Karen Celis, Co-voorzitster VUB Expertise centrum Gender Diversiteit Intersectionaliteit - Jenneke Christiaens, VUB - Catherine Claeys Bouaert, Citoyenne - Mona Claro, Sociologue, ULiège - Carmen Colino, Réalisatrice, citoyenne féministe - Ludivine Damay, Chargée de cours, ULB - Céline D’Ambrosio, Citoyenne - Sandra D’Angelo, Citoyenne - Pauline David, Directrice artistique du festival de cinéma En ville! - Geneviève De Bauw, Productrice audiovisuelle-Collectif «Le Selflove Gang» - Sarah Debove, Artiste - Sandrine Debunne, Citoyenne - Maryll De Cooman, Avocate - Sandrine Deegen, Monteuse film - Gaëlle de Fays, présidente de ARTS EMOI asbl - Florence Degavre, Professeure UCLouvain - Diane Delafontaine,Citoyenne - Marcela de la Peña, Coordinatrice de la MMF - Chloé Deligne, Professeure à l’ULB, Chercheuse qualifiée du FNRS - Jacqueline Depermentier, Pensionnée, Relations publiques au Théâtre national - Marie Deridder, Docteure en Sciences politiques et sociales, Chargée de cours à l’UCLouvain et l’UMons - Vinciane Despret, Philosophe, Université de Liège - Yannicke de Stexhe, Coordinatrice du Groupe de recherche en études de genre de l’UCLouvain - Sandrine Detandt, Professeure a la Faculté des Sciences Psychologiques et de l’Éducation ULB - Violaine de Villers, Cinéaste - Savina de Vinck, Citoyenne - Janine Dewaele, Citoyenne féministe - Estelle Didi, Avocate au barreau de Bruxelles - Claudine Drion, Conseillère à la formation - Barbara Dupont, Coordinatrice du Groupe de recherche en études de genre de l’UCLouvain - Els Dumortier, Professeure, Onderzoeksgroep Crime & Society, Youth Justice Studies, VUB - Carinne Essers, Citoyenne - Fanny Filosof, Citoyenne féministe - Bénédicte Fontaine, Doctorante au sein du LAAP, UCLouvain -Béatrice Francq, citoyenne - Danielle Frank, Citoyenne féministe - Christine Frison, Chargée de cours ULB, Chargée de recherches UCLouvain et UAntwerpen -Loraine Furter, Graphiste, chercheuse et citoyenne - Claire Gavray, Sociologue de la famille, de l’emploi et du genre, ULiège et Présidente de Femmes-Enseignement-Recherche ULIEGE - Marc-Antoine Gavray, Maître de recherches du FRS-FNRS, Président du Département de Philosophie, Université de Liège - Seyma Gelen, Collectif féministe Kahina -Odile Genevois, Citoyenne - Vivien Giet, Doctorant UNamur - Mélanie Ginevro, Enseignante -Clarisse Goffin, Les CHEFF, organisation de jeunesse LGBTQIA+ - Gloria González Fuster, Professeure et Co-Directrice Law, Science, Technology and Society (LSTS), VUB -Isabelle Gosselin, Psychologue clinicienne - Ariane Guelluy, Militante Citoyenne - Serge Gutwirth, Professeur de droit, VUB - Maud Hagelstein, Chercheuse FNRS en philosophie -Sandrine Hallemans, Citoyenne - Marion Hallet, Docteure en Film Studies, UNamur -Marie Havaux, Coordinatrice de ARTS EMOI asbl - Laurence Hennuy, Responsable politique du Cabinet Rectoral de l’UNamur - Jean-François Husson, UCLouvain et ULiège - Pierre Huyghebaert, Graphiste et intervenant en école d’art - Anaëlle Impe, Citoyenne -Isabelle Jans, Travailleuse culturelle - Stéphanie Joris, Citoyenne - Virginie Jortay, Directrice des études dans le champ circassien - Maryam Kolly, Sociologue, Université Saint Louis Bruxelles - Lisa Lacroix, Citoyenne - Séverine Lagneaux, Anthropologue, UCLouvain - Audrey Lasserre, Enseignante-Chercheuse et mère de deux enfants - Mathieu Lecouturier, Web designer et Professeur en école d’art - Daphné Leclef, Manager d’agence en communication - Fanny Lecrombs, Maraîchère et permacultrice - Amik Lemaire, Directeur du Centre Culturel de Jette - Angélique Léonard, Professeur ordinaire ULiège, Présidente du Comité Femmes et Sciences - Emmanuelle Léonard, Juriste - Annik Leroy, Citoyenne - Marie-Astrid Lissoir, Citoyenne engagée et membre du collectiVe femmeS - Claire Lobet-Maris, Professeure ordinaire, UNamur -Sarah Lorant, Citoyenne - Alain Loute, Maître de conférences en éthique et en philosophie, UNamur - Elaine Magnette, Avocate - Paule-Rita Maltier, Psychologue - Benoît Majerus, Enseignant-chercheur - Karim Majoros, Directeur de la Fédération Laïque de Centres de Planning Familial - Brigitte Maréchal, Sociologue, Professeure UCLouvain - Bérengère Marques-Pereira,Professeure de l’Université, ULB - Jacques Marquet, Professeur ordinaire, sociologue, UCLouvain - Claire Martinus, Université de Mons - Sandrine Mathevon, Directrice du centre culturel Jacques Franck - Zoé Maus, Professeure-formatrice en Éducation populaire - Jacinthe Mazzocchetti, Anthropologue, UCLouvain - Petra Meier, Politologue, Université d’Anvers - Emmanuelle Mélan, Centre de Recherche Interdisciplinaire sur la Déviance et la Pénalité (CRID&P) - Patricia Mélotte, Docteure en psychologie sociale, ULB - Francisco Javier Mena, Citoyen - Moïra Mikolajczak, Professeure UCLouvain - Lauraline Michel, Membre du Collectif OXO - Roberta Miss, Professeure en ESA - Astrid Modera, Doctorante UNamur - Julie Morel, Citoyenne - Hélène Motteau, Cheffe opératrice, cinéaste, citoyenne - Erika Nagy, Infirmière - Prof. Dr. Caroline Nieberding, Biologie, UCLouvain - Françoise Nimal, Citoyenne, Pasteure protestante et maman d’accueil solo - Temese Nottet, Citoyenne - Caroline Nugues, Animatrice en cinéma d’animation - Julie Papazoglou, Citoyenne - David Paternotte, Sociologue, ULB - Isabelle Parmentier, Vice-Rectrice à la politique du genre, UNamur -Tessa Parzenczewski, Citoyenne - Hervé Persain, Président du Centre d’Action Laïque de la Province de Liège - Charlotte Pezeril, anthropologue, Université Saint-Louis–Bruxelles -Valérie Piette, Professeure d’histoire, ULB - Perrine Pigeon, Assistante d’enseignement et de recherche, UCLouvain–ESPO/IACCHOS/CIRTES - NadinePlateau, Enseignante -Donatella Portoghese, Constant, Association pour l’Art et les Médias - Anne-Catherine Pottier, Cheffe de projet Plan de Cohésion Sociale de Gesves - Laurence Rassel, Directrice de l’ERG - Natalie Rigaux, Professeure de sociologie, UNamur - Ester Rizzi, Coordinatrice du Groupe de recherche en études de genre de l’UCLouvain - Bénédicte Rochet, chargée de cours UNamur - Dominique Rodriguez, Enseignante - Anne Roekens, Professeure, UNamur - Laurence Roelants, Citoyenne - Isabelle Roskam, Professeure UCLouvain - Muriel Sacco, Chercheuse en science politique, ULB - Nora Sacré, Diplômée de philosophie - Myriam Saduis, Metteure en scène - Alena Sander, Doctorante, UCLouvain - Caroline Sappia, Chargée de cours invitée, UCLouvain - Annick Sartenaer, Professeure d’université, UNamur - Dr Jean-Guy Sartenaer, Gynécologue-Obstétricien, Chef du pôle Mère Enfant du GHdC de Charleroi - Eric Schrijver, Citoyen.ne - Sarah Sepulchre, Professeure UCLouvain - Olivier Servais, Anthropologue UCLouvain - Jeanne-Marie Sevaux, Directrice d’un service d’aide à la jeunesse - Christine Schaut, Sociologue, Chargée de cours ULB/USL-B - Marnie Slater, Artiste - Anne Smolar, Cinéaste - Sylvia Smolar, Citoyenne - Femke Snelting, Constant, Association pour l’Art et les Médias - Micheline Soenen, Historienne - Isabelle Stengers, Philosophe -Laurence Stevelinck Withofs, Militante féministe, Fédération Laïque de Centres de Planning Familial - Billye Strazzeri-Ritton, Trans* non binaire - Giulia Sugranyes, Coordinatrice Labolobo asbl -Audrey Taets, Militante - François Thoreau, Professeur ULg et activiste - Sophie Tortolano, Psychologue clinicienne - Marie-Madeleine Tournay, Citoyenne - Nathalie Trussart, Maître-assistante en Philosophie - Sandy Tubeuf, Professeure en économie de la santé - Françoise Tulkens, Ancienne juge et vice-présidente de la Cour européenne des droits de l’homme, membre associée de l’Académie royale de Belgique - Amandine Vaccaielli, Citoyenne - Dominique Van Cappellen-Waldock, Musicienne - Denise Van Dam, Professeure Université de Namur - Huguette Van Dijck, Pensionnée, 80ans - Tania Van Hemelryck, Conseillère du recteur pour la politique de genre - Edith Van Malder, Citoyenne - Laurence van Ypersele, Professeure ordinaire à l’UCLouvain - Agnès Vermeiren, Citoyenne - Marie Vermeiren, Citoyenne féministe - Pascale Vielle, Professeure UCLouvain - Bertanne Visser, Chercheuse Qualifiée F.R.S.-FNRS - Justine Vleminckx, Doctorante au sein du LAAP, UCLouvain - Anna Vondracek, Head of Artistic Policy, BOZAR - Apolline Vranken, Architecte-L’architecture qui dégenre - Charlotte Vyt, Doctorante UNamur - Alexandre Wajnberg, Arts de la scène, journaliste - Maureen Walschot, Doctorante à l’UCLouvain et co-fondatrice de l’asbl Les Sous-Entendues - Stéphanie Wattier, Chargée de cours à l’Université de Namur - Amy Weatherburn, Vrije Universiteit Brussel - Vincent Yzerbyt, Professeur de psychologie sociale, UCLouvain -Szymon Zareba, Citoyen - Mirko Zareba, élève - Maja Zareba, Élève à Sainte-Marie Namur - Irène Zeilinger, Garance asbl - Marie-France Zicot, Coordinatrice du groupe «Pour une éducation à l’égalité des genres» des CEMÉA - Benedikte Zitouni, Sociologue Université Saint-Louis Bruxelles.

QUI SOMMES-NOUS ?

WIE ZIJN WE?

Nous sommes des académiques belges, francophones et néerlandophones, décidés à intervenir dans le débat public sur des questions générales qui ne ressortissent pas à nos champs stricts de spécialisation.

Wij zijn Franstalige en Nederlandstalige Belgische academici die besloten hebben tussen te komen in het maatschappelijk debat over algemene onderwerpen die niet tot onze strikte specialismen behoren.